Candidats pour le poste de Vice-Président-e de l'ACÉA

 Isaac Bazié,

Professeur, Département d'études littéraires, Université du Québec à Montréal

Contribution à l'ACEA 

J’espère que vous êtes en excellente santé dans ce contexte difficile marqué par la pandémie de coronavirus.

J’ai eu l’honneur d’être le responsable de l’équipe UQÀM pour l’organisation du Congrès de l’ACÉA en 2019 à Montréal. Ce fut une riche expérience parce qu’elle m’a permis de travailler avec la présidente de l’époque, Meredith Terretta, mais aussi avec toute l’équipe de direction de notre association. Cette expérience m’a également permis de prendre une bonne mesure de la richesse, la diversité et le dynamisme de la recherche sur l’Afrique au Canada. C’est pour cette raison que j’aimerais m’impliquer, afin d’apporter ma modeste contribution à la vitalité de l’ACÉA. Cette contribution toucherait les points suivants, au cas où je serais élu au poste de vice-président :

-Appuyer le président et l’exécutif dans toutes les tâches particulières reliées au poste de Vice-président mais aussi, soutenir le comité d’organisation du prochain congrès de l’association grâce à l’expérience que j’ai acquise en 2019.

-Contribuer à la formalisation et la consolidation de la mémoire de nos bonnes pratiques afin de faciliter les passations de tâches et l’organisation des grands événements en particulier.

-Poursuivre les efforts et projets déjà entrepris pour attirer plus de jeunes chercheur.e.s (cycles supérieurs, post-doctorat) dans l’association : colloque de jeunes chercheur.e.s en études africaines en marge du congrès, forum (virtuel) de la recherche émergeante en études africaines etc.

-Travailler à une plus grande participation des chercheur.e.s francophones dans la vie de l’association.

-Renforcer les liens de collaboration avec les chercheur.e.s et les institutions qui travaillent en Afrique : invitation de conférenciers et conférencières lors du congrès - envisager l’organisation du congrès en Afrique - poursuivre le travail sur l’amélioration des conditions d’obtention du visa pour les chercheur.e.s en provenance de l’Afrique.

-Soutenir la réflexion indispensable aux défis et aux bénéfices liés au contexte de la (post)pandémie dans l’animation de la vie de l’association ; cela inclut l’organisation et la participation au congrès.

Présentation

Isaac Bazié est titulaire d'un doctorat (summa cum laude, 1998, Universität Bayreuth, Allemagne) en littérature comparée. Il a enseigné en Europe, en Afrique et au Canada depuis qu'il a été engagé à son poste actuel à l'UQAM en juin 2001. En 2015, il accède au rang de professeur titulaire avec une spécialisation en Littératures africaines francophones, Littérature mondiale, et l'Afrique dans le discours mondial. De 2009 à 2015, il a été directeur du Département d'études littéraires à et directeur du programme de baccalauréat en éducation-français. En 2016, Isaac Bazié a co-créé un groupe de recherche nommé LAFI (Laboratoire des Afriques Innovantes, www.lafi.uqam.ca ), qui rassemble des professeurs et de jeunes universitaires de diverses disciplines, toutes liées à l'Afrique. Au cours des vingt dernières années, il a reçu de nombreuses bourses et subventions au Canada (CRSH), au Québec (FRQSC) et en Allemagne (Fondation Alexander von Humboldt).

Les recherches et les publications actuelles d'Isaac Bazié suivent trois axes principaux et peuvent être réunies sous le concept de l'Afrique dans le discours mondial, avec une forte perspective culturelle et historique : 1) Les littératures africaines et le canon de la littérature mondiale. 2) Théories de la lecture et de la réception : La lecture comme médiation dans le contexte des études sur le génocide. 3) Figurations de l'Afrique (dans les discours littéraires et médiatiques). Il est sur le point de lancer deux revues académiques (Afroglobe à Montréal, et Dɔnko. Études culturelles et littéraires africaines à Ouagadougou, Burkina Faso) dans le but de publier des recherches solides sur l'Afrique dans le monde et sur les cultures africaines.

Au cours des dernières années, il a réussi à mettre en place un solide réseau de collaborations en Amérique du Nord, en Europe, en Chine et en Afrique également. Il a participé et organisé lui-même de nombreuses conférences internationales, dont la conférence de l’Association Canadienne d’Études Africaines en 2019 à Montréal, au cours de laquelle il a joué le rôle de chef du comité d’organisation local. Isaac Bazié est impliqué dans plusieurs regroupements académiques mais aussi sociaux. Il a fondé avec Blandine Tankoano en 2009 Havila Canada et le Centre Havila au Burkina Faso (http://havila.ca/qui_nous_sommes/qui_nous_sommes.html) pour améliorer les conditions de vie des personnes dans le besoin.

Dr. Khalid Mustafa Medani,

Professeur de sciences politiques et d'études islamiques et président du programme d'études africaines à l'Université McGill

Contribution à l’ACEA

 Je serais très honoré de faire partie de l'exécutif de l'Association canadienne d'études africaines (ACEA). Je crois fermement que j'aurais beaucoup à apporter à l'Association pour un certain nombre de raisons. Tout d'abord, j'ai été président du programme d'études africaines de premier cycle ici à l'université McGill pendant les huit dernières années. Au cours de mon mandat de président, j'ai réussi à recruter des étudiants et des chercheurs africains pour enseigner nos cours de base en études africaines, à élargir la composition et les activités de l'Association des étudiants en études africaines (ASSA), à superviser l'inauguration de la Revue d'études africaines de McGill, a parrainé un large éventail de séries de conférences et de panels sur des questions liées à l'Afrique, a activement soutenu (et participé) à la conférence annuelle des étudiants diplômés en études africaines McGill-Concordia, et a servi de mentor principal à l'Association des étudiants africains de McGill (MAAS) ainsi qu'au Black Student Network (BSN). Deuxièmement, pendant mon séjour à McGill, j'ai non seulement enseigné la politique africaine à des milliers d'étudiants de premier cycle, mais j'ai également supervisé sept étudiants de doctorat et vingt-deux étudiants de maîtrise travaillant sur un large éventail de sujets relatifs à l'Afrique. Troisièmement, en plus d'apporter cette expérience et ce dévouement à mon travail avec l’ACEA, j'ai une grande expérience de la création de réseaux entre les chercheurs d'Afrique et de la diaspora africaine au Canada, ce qui, je crois, sera un atout important pour l’ACEA. J'ai enseigné dans des centres d'études africaines de diverses universités, notamment l'université de Toronto et l'université d'Ottawa, et j'ai été choisi comme orateur principal à la conférence de l’ACEA dans le passé. Plus récemment, j'ai joué un rôle central dans la fondation du Dr Kenneth Melville McGill Black Faculty Caucus. Premier du genre, ce caucus vise à forger une coopération entre les universitaires travaillant sur l'Afrique et la diaspora africaine au Canada, à mettre en place des programmes de mentorat pour les jeunes professeurs africains et ceux qui s'identifient comme Noirs, et à promouvoir l'expansion de l'offre de cours sur l'Afrique et le monde africain à McGill. J'espère utiliser cette riche expérience de création de réseaux de chercheurs dans les établissements universitaires du Canada, de promotion des études africaines à McGill, et de supervision et de mentorat de jeunes chercheurs travaillant sur l'Afrique dans les universités de manière à continuer à améliorer les objectifs intellectuels et professionnels de la CAAS. Quatrièmement, je suis également membre de longue date de l'Association américaine de science politique et de l'Association des études africaines, ce qui, je pense, me permettra de travailler avec les membres de la CAAS pour accroître le profil international de l'association. Enfin, en tant qu'universitaire travaillant sur la Corne de l'Afrique, je serais honoré d'étendre le travail de l’ACEA dans cette région de manière à compléter les travaux de recherches d'autres membres de l’ACEA travaillant dans d'autres zones géographiques du continent.

Présentation

Le Dr Khalid Mustafa Medani est actuellement professeur associé de sciences politiques et d'études islamiques et président du programme d'études africaines de l'université McGill. Il a également enseigné à l'Oberlin College et à l'université de Stanford. Le Dr Medani a obtenu une licence en études du développement à l'université de Brown (1987), une maîtrise en études du développement au Centre d'études arabes contemporaines de l'université de Georgetown (1994) et un doctorat en sciences politiques à l'université de Californie, Berkeley (2003). Ses recherches portent sur l'économie politique de la politique islamique et ethnique en Égypte, au Soudan et en Somalie. Le Dr Medani a publié de nombreux ouvrages sur les racines des conflits civils et le financement du mouvement islamique dans la Corne de l'Afrique, la question de la finance informelle et du terrorisme en Somalie, et le rôle des réseaux informels dans la montée du militantisme islamique. Le Dr Medani a également travaillé comme chercheur à la Brookings Institution et au Center for International Security and Cooperation (CISAC) de l'Université de Stanford. Il a également été Homeland Security Fellow à l'université de Stanford en 2006-2007, et il a travaillé avec diverses organisations internationales, notamment le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le Bureau du coordinateur des affaires humanitaires des Nations unies. Il a également été consultant principal pour diverses organisations internationales telles que USAID, le CRDI, l'ONU et la Banque mondiale sur des questions telles que les racines du militantisme islamique, la crise du Darfour, la politique de la jeunesse au Soudan et les réformes électorales au Maroc. Il a également été consultant sur des projets de recherche pour les gouvernements des États-Unis, des Pays-Bas, du Royaume-Uni et de la Norvège. Le Dr Medani a déjà reçu le prix Carnegie Scholar on Islam de la Carnegie Corporation de New York. Il travaille actuellement à un manuscrit sur le soulèvement populaire et la transition démocratique au Soudan.

Qui peut voter?

Les règlements de l’ACEA stipule que les membres ordinaires élisent le/la Vice-Président.e, le/la Secrétaire-Trésorier.e et les conseiller.e.s de l’ACEA. Un membre ordinaire est tout individu qui s’engage à respecter les objectifs de l’ACÉA et qui paie les cotisations annuelles régulières. (Articles 4&15)

Si vous souhaitez voter mais que vous n'avez pas encore payé votre cotisation, cliquez sur le lien ici, payez et et obtenez votre droit de vote.

Le statut de membre ordinaire vous donne aussi droit à n abonnement aux trois numéros annuels de la Revue canadienne des études africaines (RCÉA), y compris un accès aux numéros en version électronique

Dates du vote 

Le vote en ligne aura lieu du 22 au 26 juin 2020 et l'élection du vice-président sera annoncée le 27 juin 2020.